dimanche 20 avril 2008

L'effet papillon :: le songe du nomade












La route est longue et la solitude est mon plus fidèle compagnon
à un millier de kilomètres de chez moi, l’amertume reste toujours la même
le bleu du ciel ne peut empêcher mon cœur de sombrer dans le noir,
et pourtant je ne peux décoller mes yeux, du ciel...matin et soir.


au milieu de nul part, le soleil me guette, ses rayons me traquent telle une bête
la tête baissé, les yeux collés sur le sable rouge, je n’allais pas croire en ma découverte :
un oasis...aux frontières du monde connu, au milieu de ces dunes légendaires
au centre d’un paysage aux couleurs de l’enfer,
je passe mes mains sur mes yeux, j’essaye de les démentir, de me dire
qu’ il n’y a plus d’espoir, plus de rêves pour y croire...
une brise vient caresser mon visage, et m’inviter à son monde
je me laisse tentée, je la suis volontiers, guidé par ses parfums divins et
ses palmiers d’un vert inouïs et ses arômes sucrés,
au bout d’un chemin caché, j’arrive a une source miraculeuse, là ou l’eau
gaie à l’infinie, là ou l’oasis ma appelé, là ou ma destinée m’a convié
je m’assoie, je meurs de soif, mais j’ai peur de boire, peur de m’attacher,
peur de souffrir, peur d y perdre le reste de mon coeur.
la nuit avance a pas sure, le soleil s’éclipse derrières les dunes, et j’allume
un feu au bord du lac... j’ai cru entendre des chuchotements, j’ai cru que l’oasis
me parlais, me racontais ses histoires intimes, me murmurais des contes que
seul le désert connais. moi je dormais couvert sous ses draps de sables,
dissimulé sous l’ombre de ses palmiers.
des heures sont passées, peut être des jours et je n’ai pas bougé, et ce que je redoutais
le plus est encore arrivé, je n’avais plus envie de repartir, je savais que mon coeur
m’avais trahis encore une fois, qu’il s’est attaché à cet endroit, que je dois
désormais quitter.
c’est ainsi...à chaque fois que je dois me séparer de quelque chose, je laisse une part
de moi, un fragment de mon coeur, un bout de mon âme, j’essaye de me
convaincre du contraire, mais je n’y peux rien, je suis ainsi fait, il faudra juste que je l’accepte.
le soleil reprend son arche au beau milieu du ciel, et je pense que la route m’appelle
je me retourne face à mon oasis, et j’ai juste envie de verser des larmes
“ tu sais que tu va me manquer !“ lui dis-je...et son silence fis fondre mon âme
je le regarde une dernière fois, et je me dis que peut-être je ne serais pas le premier,
ni le dernier à tomber sous ses charmes. Je lance un sourire ironique et je pars
je marche loin de mon paradis que je ne peux oublier et j’essaye de ne pas me retourner,
mais ce que je ne savais pas à cet instant, ce que mon coeur a refusé
de croire à ce moment, c’est que mon oasis s’est attaché lui aussi à...moi.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

une belle histoire réelle rendue universelle ds les rêves de chacuns...dont le tien et marqué pour longtemps!!! ;)

'Mell...

Heartbreak Kid a dit…

comme a chaque fois mell...ta tout compris, et comme on dis...La vie n’est qu’un songe. :)

illusions a dit…

c'est comme si que je connaissais cet endroit , peut étre méme que j'y suis déja allée.

Heartbreak Kid a dit…

mystère, mystère...
mais est vraiement arrivé ?,est que j'ai visité cet endroit,
est que tu la fait aussi ?
ou c'est juste...une illusion? ;)